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19.06.10

CAJ - Assemblée Générale

Mardi le 22.06.2010 à 20h30 une assemblée générale est prévue. Les thèmes suivant seront mis à... [details]

07.06.10

Soirée d'information importante

La villa Fantaisie va disparaître et être remplacée par un bâtiment aux abords de la Coupole, la... [details]

16.04.10

CAJ - Assemblée Générale

Mardi le 27.04.2010 à 20h30 une assemblée générale est prévue. Les thèmes suivant seront mis à... [details]
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Histoire du Centre Autonome de Jeunesse à Biennne de 1968 à 1981

Un peu d'histoire

Les célébres événements de 1968 sont survenus pour beaucoup de manière inattendue. Après les années de privations de la dernière guerre mondiale et l'ambiance de nouveau départ qui les ont suivis, le fameux boom économique, est apparue une nouvelle génération qui ne pouvait plus combiner les valeurs morales très strictes et l'illusion (technologique) de pouvoir tout faire. Avec elle est aussi venu une nouvelle culture (rock n‘ roll, beat, modes vestimentaire et de coiffure, désirs d'amour libre et d'expériences d'extase) lié à des visions politiques (pacifisme, anti-impérialisme, une société solidaire et égalitaire..).

Ce ne sont pas que des groupes avant-gardistes en marge de la société, qui étaient à l'oeuvre cette année là. En France, où a commencé le célébre mai 68, une grève générale dans tous le pays et des occupations d'universités étaient suivies par des manifestations de masse. Pendant des semaines l'ordre politique et économique était remis en cause.

Ces événements ont aussi suscité des des réactions en Suisse. À Zurich de nombreux jeunes réclamaient lors de manifestations entre autres la paix au Vietnam, une restructuration radicale de la société et – un centre autonome de jeunesse!
Pendant quelques semaines il en existait un, puis après la fermeture il y a eu des émeutes.

La revendication

Le 18 juin 1968, trois jours apès l'occupation symbolique du Globus à Zurich, 200 à 300 jeunes proclamèrent lors d'une manifestation à Bienne leur “Solidarité avec la jeunesse à Zurich, en Europe et en Amérique". En plus de ce contenu politique aparaissent aussi des slogans internationales (contre la guerre au Vietnam,...).

Dans une motion déposée le 12 août, les conseillers municipaux du PS Stauffer, Arnold et Grimm, demandent le maintien d'une des deux usines à gaz, qui n'étaient plus en fonction et prêtes à être démolies, pour en faire un CAJ biennois. Seulement cinq jours plus tard est organisé une nouvelle manifestation. Cette fois-ci sur le terrain de l'usine à gaz. La revendication principale: un centre autonome de jeunesse pour Bienne dans la coupole de l'usine à gaz. Le 20 août le conseil de ville décide du maintien provisoire de l'une des usines à gaz. Pendant les discussions répercutées largement, le Bieler Tagblatt et le Journal du Jura lancent le 24 août une récolte de fonds pour le soutien d'un CAJ. Fin août un comité d'action provisoire présente des concepts d'autonomie. Des espaces autogérés sans moniteurs, cahier de charge, réglement intérieur et heures de fermeture étaient les demandes collectives les plus concrètes.

Suivirent des négociations tenaces, des scissions dans le comité du CAJ et diverses actions. Il a fallu encore deux ans jusqu'à ce que les autorités approuvent la nouvelle utilisation de la coupole à gaz et qu'ils mettent 60’000 francs à disposition pour des rénovations.

La construction

Les travaux de transformation qui sont venus après n'avançaient que très lentement. Fatigués d'avoir dû attendre si longtemps, beaucoup de jeunes se désintéressaient ou n'avaient pas trop envie de travaux compliqués et non-payés. Heureusement, un petit noyau persista.

Inauguration et recherche d'une forme juridique

En mai 1975 la coupole à gaz, transformée en salle de spectacle fut inaugurée avec une “fête de la guitare”. Les travaux n'étaient pas encore vraiment finis, mais des événements étaient organisés en parallèle et pour une douzaine de jeunes la coupole devint un lieu de rendez-vous important. Ce changement eut aussi des conséquences pour le comité appelé “provisoire”: alors qu'une majorité d'apprentis s'engageaient pendant la période des travaux, de plus en plus d'écoliers sont venus pendant la phase des finitions.
De nombreux événements culturels et politiques et actions ont alors été organisé et les premiers groupes de travail ont été fondé: un groupe photographie et un groupe enfants étaient les premiers en 1975. Parallélement de 1974 à 1981 des négociations étaient menées sur le conditions générales pour la forme juridique et le financement.
En juin 1976 à une assemblée générale au bord du lac 200 jeunes discutèrent et se mirent d'accord pour le manifeste originel.

Pour les autorités il était clair qu'il faut un statut légal (une forme juridique correcte) et des responsables. A la coupole de telles structures étaient vivement contestées et une forte minorité les refusaient entièrement. Finalement en novembre 1978, après des années de bagarre fut fondé l'association centre autonome de jeunesse. La minorité vaincue se retira et publia une annonce “mortuaire”: Le centre autonome de jeunesse a été sacrifié aux règles des autorités.

Malgré tout, les activités ont continué et de nouveaux groupes sont venus participer, surtout des jeunes qui n'avaient pas vécu la période de création du CAJ à la fin des années 60. Dans la pratique il s'est montré que tous s'orientaient plutôt au manifeste. Les statuts de l'association dont on s'était autant doutés ont vite été oublié et ont atteris dans le fameux tiroir.

Nous sommes ceux dont nos parents nous ont toujours mis en garde!

Les révoltes en 1980 avec les soi-disants tumultes de jeunes étaient différents par plein d'aspects. Ce mouvement a dépassé du point du vue de l'intensité et de la portée dans la société tout ce qu'il s'était passé en Suisse depuis l'après-guerre. Et pour la première fois l'impulsion n'était pas venu de l'étranger; par contre le « mouvement des mécontents » a eu plein de repercussions dans les pays voisins.

Tout a commencé par la dissolution violente d'une manifestation de quelques centaines de jeunes, qui sous le slogan “Nous sommes les cadavres de la culture urbaine“ protestaient contre un crédit de 60 millions de francs pour l'opéra de Zurich. A cette époque, la culture de la jeunesse n'avait ni des lieux de rencontres, ni du soutien financier. En quelques jours, le mouvement est passé de quelques centaines de personnes à plusieurs milliers. D'abord à Zurich, puis à Berne, à Bâle, à Lausanne et dans d'autres villes il y a eu pendant des mois pratiquement chaque semaine des émeutes. La police utilisait des immenses quantités de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. La colère se tournait surtout contre la police, les vitrines et les voitures.

Au point fort plus de 10'000 personnes étaient dans la rue à Zurich. C'étaient surtout des jeunes de différents milieus qui s'étaient mis ensemble. 
Le mouvement des années 80 s'est fait remarqué aussi par une extraordinaire fantaisie et une rupture radicale avec le fonctionnement habituel dans l'extrême gauche. “Faisons de l'Etat de la salade de concombre„ et „A bas les Alpes – vue sur la Méditerranée“ étaient deux slogans populaires parmi beaucoup d'autres.

“Le besoin si fort de ce qui est matériel, de voitures, d'appartements chers, de tout ce confort(...)ce besoin je l'ai plus et beaucoup de gens dans le mouvement ne l'ont plus non plus.(...) Nous apprenons petit à petit qu'il y a des choses plus belles et plus importantes, à travailler ensemble, à vivre ensemble, à pouvoir libérer des émotions (...).” Un activiste du mouvement en 1980 (d'une émission sur DRS 3).

1980/81 était aussi une „période chaude“ pour le CAJ biennois. Pendant une demi-année la coupole était ouverte jour et nuit. Le comité qui existait depuis le début a été supprimé et remplacé par l'assembléé des utilisateurs et utilisatrices, beaucoup plus ouverte. Celle-ci a encore lieu aujourd'hui tous les mardis à partir de 20h. à la coupole et tous les intéresséEs peuvent y venir.

Un bâtiment supplémentaire a été demandé avec succès (Villa Fantaisie) et depuis 1981 le CAJ reçoit des subventions.
Avec le temps de nombreux projets ont été mis en place par des intéresséEs et des personnes concernées: un journal du CAJ, la Commune Autonome (collocation et imprimerie), leSleep-In,
l'Underground Station, le groupe de travail Villa (pour les travaux de rénovations), la Zonderbar, le groupe coupole (qui organise les événements à la coupole), etc.